Éric Caire a manqué une occasion de se taire

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200911/09/01-919856-eric-caire-decline-linvitation-de-pauline-marois.php

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La semaine dernière, l’ex-adéquiste Éric Caire sommait Gérard Deltell de sortir de son amateurisme. En réagissant de la sorte, le député de la Peltrie a démontré qu’il n’a pas d’intérêt réel pour la prospérité du Québec mais que pour lui-même.

Les hauts et les bas de la droite

En 2003, au sommet des sondages, l’ADQ avait le vent dans les voiles mais ce n’est que 4 ans plus tard qu’ils en ont  profité. En 2007, l’ADQ est venue tout près de former un gouvernement minoritaire. Le soir des élections, un des stratèges du parti, sous le couvert de l’anonymat, me confiait que l’organisation n’avait jamais pensé marquer autant de points. En 2008, Jean Charest savait ce qu’il fallait faire pour contrer la montée de l’ADQ : déclencher des élections; c’est ce qu’il a fait. N’ayant pas l’aval de l’électorat, Jean Charest voulait non seulement avoir les deux mains sur le volant, son objectif était de faire mourir le parti qui venait de menacer l’alternance du pouvoir. Mort de rire, non seulement Jean Charest a réussi à affaiblir l’ADQ, il provoqua le départ de la principale vedette de ce parti.

Relance difficile

L’ADQ a eu du mal à se relever de cette débâcle. La dernière course à la chefferie en est la preuve. Aurions-nous pu éviter tout cela? La réponse est : OUI! Effectivement si Lucien Bouchard avait décidé de se joindre à l’ADQ lors du dépôt du manifeste des Lucides, l’ADQ aurait formé le gouvernement et le Québec aurait plus de pouvoir. Lucien Bouchard avait toute la crédibilité et la légitimité de mener les troupes de l’ADQ vers une victoire certaine. Son manifeste était un émule du programme de l’ADQ. Comment expliquer que les Lucides n’ont pas voulu appuyer l’ADQ? Encore une fois, ce ne sont pas les intérêts du Québec qui ont pris le devant du pavé. Si l’ex-premier ministre avait pris position, ses aspirations auraient été mises de l’avant; nous serions en train d’abolir les commissions scolaires, nous aurions une économie plus dynamique et une démocratie « redynamisée ». Pourquoi n’a-t-il pas utilisé son capital politique pour attirer des agents de changement? Ainsi son manque d’appui a nuit à l’apogée de l’ADQ.

Éric Caire sur les traces de Lucien Bouchard

Comme dans toute organisation, l’égo est à la source de l’avortement de plusieurs projets, ainsi Éric Caire a lui aussi nuit à la percée de la droite au provincial. Je ne sais pas ce que trame Éric Caire mais ce n’est pas en divisant les troupes que nous allons voir un parti centre-droite prendre le pouvoir. En médisant le chef de l’ADQ, Éric Caire fait non seulement mal à la droite, mais il est en train de jouer son siège. S’il veut garder le respect de ses électeurs locaux, il a intérêt à propager un discours rassembleur.

Prochain chef

Le prochain catalyseur d’une coalition centre-droite devra inévitablement être en mesure de réunir à la fois :

  • les conservateurs sociaux
  • les nationalistes
  • les conservateurs fiscaux
  • les libertariens
  • les partisans de la démocratie populaire
  • des figures publiques de renom

À défaut de mobiliser des figures de ces six champs, les bailleurs de fonds ne seront pas intéressés à investir leur énergie dans un parti voué à l’opposition permanente. C’est pourquoi Éric Caire aurait intérêt à dresser la table pour préparer la venue de gros noms plutôt que de tenter de tasser les adéquistes qui tentent par tous les moyens de revivifier ce parti que Lucien Bouchard a refusé de reconstruire. Quoiqu’il en soit, si Éric Caire y aspire, il a manqué une occasion de se taire.

Question du jour

Qui selon vous peut mobiliser les six groupes mentionnés ci-haut pour mentorer une équipe centre-droite capable de prendre le pouvoir?

Éric Lanthier, M. Éd.

Le blogueur!

1. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/284153/les-defis-economiques-du-gouvernement-selon-l-adq-eric-caire-deplore-l-amateurisme-de-son-ancien-parti

Prudence et sagesse de la part du gouvernement

http://www.nationalpost.com/news/story.html?id=1001234

Ministre des finances, M. Jim Flaherty, source: http://www.nationalpost.com/news/story.html?id=1001234

Le dernier discours du Trône démontre que le gouvernement veut rejoindre les citoyens en faisant de l’économie sa plus grande préoccupation. En temps de turbulence économique, l’État a tout intérêt à protéger les travailleurs, les entreprises et les familles. C’est pourquoi, il a fait preuve de prudence et de sagesse dans l’élaboration de ses priorités.

On ne peut plaire à tous et à sa belle-mère

Les priorités du gouvernement ne semblent pas satisfaire tous les critiques. Compte tenu que l’establishment médiatique favorise la gauche ou au mieux le centre, nous avons eu de la difficulté à trouver des critiques pleinement favorables aux priorités économiques énoncées la semaine dernière par le gouvernement Harper. Étant minoritaire, le gouvernement n’a pas le choix que de tenter de faire plaisir à tous, contexte oblige. Dans les circonstances, il a mis en place des dispositions pour permettre aux contribuables de stimuler l’économie. Hausser les taxes et les impôts aurait apporté plus d’eau au moulin mais aurait nui à la relance économique. Plus le citoyen a de l’argent dans les poches, plus les dollars circulent.

Passablement sécurisant

Les priorités suivantes, énoncées la semaine dernière par le gouvernement témoignent qu’ils veulent rassurer les contribuables :

  • tout l’appareil gouvernemental est en mode « régime minceur »;
  • les soins de santé, l’éducation et les régimes de retraite seront épargnés;
  • les dépenses ministérielles seront examinées à la loupe ;
  • les budgets de fonctionnement des ministères sont gelés;
  • les salaires des ministres, des députés, des sénateurs et du premier ministre sont gelés;
  • les règles d’investissement dans les secteurs des mines, des satellites et des télécommunications seront assouplies;
  • des allégements bureaucratiques seront faits pour l’approbation de projets, notamment dans le secteur de l’environnement;
  • un projet de loi sera présenté pour réformer la gestion des pêcheries;
  • l’aide financière aux familles monoparentales et à la recherche de pointe sera bonifiée.

Par ces priorités, nous pouvons voir que le gouvernement a tenté d’être équitable et ce, sans couper les transferts aux provinces (1).  Non seulement, le gouvernement veille sur ses dépenses mais le premier ministre donne l’exemple en minimisant ses dépenses personnelles depuis son arrivée au 24 Sussex Drive (2).

Reprise économique

La prospérité économique souhaitée ne repose pas uniquement dans les dispositions proposées par le gouvernement mais en bonne partie dans la dynamique opérée par le marché. Quoique nous puissions anticiper des scénarios, personne ne peut prédire l’avenir. Dans un système aussi complexe et turbulent, la prudence est de rigueur.

Question du jour

Est-ce que le gouvernement a choisi les bonnes priorités?

Éric Lanthier, M. Éd.

Le blogueur!

1.Pour entendre les commentaires d’Éric Duhaime sur le sujet, cliquer ici: http://go2.wordpress.com/?id=725X1342&site=lesanalystes.wordpress.com&url=http%3A%2F%2Fwww.o973.com%2FUserFiles%2FSongs%2FPreviews%2FEric%2520Duhaime.mp3

2.http://qc.news.yahoo.com/s/lcn/100221/canada/d_penses_modestes___stephen_harper_dort_au_motel

Plaidoyer pour notre culture publique commune

http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/b/Brasj.htm

Jacques Brassard - Source: http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/b/Brasj.htm

NDLR: Tous les lundis, maintenant, je publie l’article hebdomadaire de Jacques Brassard, en guise de solidarité. Je vous invite à émettre vos commentaires directement sur son blogue:

http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/03/plaidoyer-pour-notre-culture-publique.html

TEXTE INTÉGRAL

Le texte qui suit, intitulé Plaidoyer Pour Notre Culture Publique Commune, m’a été soumis par l’intellectuel catholique Jean Renaud. J’ai accepté de le signer, étant pleinement d’accord avec son contenu. Ce Plaidoyer a été transmis à divers journaux, dont le Devoir et la Presse. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre qu’aucun n’a jugé pertinent de le publier.

À la suite du Plaidoyer, j’y ajoute le point de vue complémentaire du vieux «séparatiste» que je suis demeuré. Évidemment, j’en suis l’unique signataire.

PLAIDOYER

Ce plaidoyer se fonde sur une position fondamentale : la société québécoise telle que nous la connaissons mérite de durer en tant que bien commun. Nous parlons donc d’un acquis qui existe dans l’espace et le temps. Il ne s’agit nullement d’une utopie que nous souhaiterions inventer ou construire, mais d’une civilisation qui existe, la nôtre. Nous jouissons de bonnes institutions et d’une culture publique commune trop souvent méprisées par nos élites, mais grâce auxquelles nous avons survécu et progressé jusqu’à aujourd’hui.

Quelle est cette culture qui nous a soutenus et nourris ? La réponse, pour nous évidente, est qu’il s’agit de la tradition culturelle gréco-latine et judéo-chrétienne telle qu’héritée de l’Europe et modulée par quatre cents ans d’expérience en Amérique du Nord, et en particulier au Québec. Cette tradition, nous devons continuer à la vivre, à la nourrir, à la protéger et finalement à la transmettre aux nouveaux venus dans nos communautés : nos enfants et ceux qui choisissent librement de se joindre à nous, c’est-à-dire les immigrants.

« Au Québec, affirment les auteurs du Manifeste pour un Québec pluraliste, l’État élabore les normes collectives indépendamment des groupes religieux ou de conviction. Il exerce sa neutralité en s’abstenant de favoriser ou de gêner, directement ou indirectement, une religion ou une conception séculière de l’existence, dans les limites du bien commun. » En réalité, notre tradition occidentale, qui est à la fois religieuse et séculière, n’a pas été inventée par l’État : c’est au contraire cette tradition qui est le ressort principal de la notion de bien commun telle que nous la connaissons, c’est elle qui a informé l’État de la nature du bien commun, c’est elle qui a engendré les principes et les institutions à la source de nos droits et libertés, c’est elle qui inspire notre sens de la dignité et de la justice sociale, c’est aussi elle qui nous a apporté les valeurs de discipline et de travail à l’origine de notre prospérité. Tous ces biens, si précieux, nous pouvons les comparer aux fruits d’un arbre plein de vigueur. Que nous cessions un jour de préserver et de nourrir ses racines et il ne donnera plus de fruits. N’oublions pas que cet arbre est le produit d’au moins cinq mille ans d’efforts, de créativité, de souffrance, de sagesse accumulée et de courage. Au fond, nos intellectuels et nos professeurs proposent de remplacer un arbre vivant par des conceptions abstraites nées de cerveaux aussi intempérants qu’imprudents.

Lorsque nous nous interrogeons sur nos valeurs, il faut répondre fermement que ce sont celles de la tradition gréco-latine et judéo-chrétienne telles que vécues chez nous depuis quatre cents ans et, ailleurs en Occident, depuis deux mille ans. Les auteurs de ce manifeste ont d’ailleurs tort de nier qu’il existe au Québec « une majorité silencieuse qui n’aurait jamais renié ses valeurs traditionnelles, représentant notre véritable identité ». Pour au moins une génération encore, ce sera le cas. Il n’est pas nécessaire, comme écrivent en se moquant nos auteurs, de pratiquer une sorte de « symbiose mystique » pour parvenir « à déceler le contenu véritable des valeurs de cette majorité ». Ces valeurs font partie de la culture publique commune qui alimente, parfois inconsciemment, les paroles et les gestes de la majorité de nos concitoyens. Autrement, nous n’aurions pu agir collectivement pour édifier et maintenir cette société distincte, certes, mais occidentale, puisqu’il n’y a point de société sans culture publique commune.

Ces valeurs, issues de la civilisation occidentale, ont contribué à l’érection d’une société suffisamment prospère, libre et accueillante pour recevoir les immigrants et partager avec eux les bienfaits de cette culture. À ces gens venus d’ailleurs, il incombe de connaître et d’accueillir cette riche tradition, non seulement pour eux, mais pour les immigrants qui viendront dans l’avenir, afin que ceux-ci bénéficient à leur tour des mêmes bienfaits.

Respecter nos lois et nos chartes ne suffit pas pour être pleinement intégré à notre communauté nationale. Il faut en outre avoir été initié à la tradition gréco-latine et judéo-chrétienne, que ce soit au sein de sa famille, à l’église ou à l’école. Ainsi peut-on devenir un membre actif et responsable de notre société. Ainsi est-on capable de tracer des limites lorsqu’il le faut, en refusant par exemple l’euthanasie, le voile intégral ou la polygamie. Ce vaste corpus occidental, une fois intériorisé, nous permet d’exercer une pensée critique, et l’on peut dire que la possibilité même de critiquer la tradition qui nous a formés est l’un de ses bienfaits les plus inestimables.

Il est vrai, comme l’écrivent les auteurs du manifeste, que nos « droits et libertés » sont davantage qu’un « ensemble désincarné de normes », que celles-ci soient énoncées dans une charte ou dans un autre catalogue mis en circulation par l’État. Mais où s’incarnent-ils, ces droits et ces libertés, sinon dans une tradition toujours vivante, tradition qui est, pour nous en Occident, plus transcendante que les agissements d’autorités temporelles faiseuses et défaiseuses de chartes ? En effet, on le sait, nos gouvernements ne se gênent pas pour modifier les chartes selon leur bon plaisir !

Nous tenons de cette tradition notre liberté de conscience et de religion, les droits inviolables des parents quant à l’éducation de leurs enfants, l’ensemble de nos libertés municipales et scolaires, ainsi que les franchises, droits et privilèges des villages, des villes, des régions, sans parler de l’institution même de la société civile : c’est au nom de cette tradition que nous condamnons sans appel le cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse, un cours qui viole nos droits et libertés. Non seulement ne faut-il plus enseigner ce cours à l’école primaire et le rendre facultatif au secondaire, il faut plus généralement remettre l’école à la société civile et insister pour que le niveau secondaire offre des cours d’histoire et de littérature dans lesquels le canon occidental et l’expérience québécoise qui en est un surgeon seront mis en évidence. Toutes les écoles, laïques ou confessionnelles, doivent par conséquent prodiguer un enseignement tenant compte de la tradition occidentale, toutes doivent respecter un programme éducatif minimal incluant l’histoire et les littératures américaines et européennes.

Les Québécois sont « ouverts à la diversité » et ont su appliquer un « authentique vivre-ensemble » depuis longtemps. Il est scandaleux que des fonctionnaires et des universitaires au service de l’État veuillent leur faire la leçon, eux qui n’ont pas la décence de s’identifier haut et fort à une tradition dont ils auraient dû être les plus fermes défenseurs. Les véritables gardiens des valeurs québécoises ne se trouvent ni dans les universités, ni dans les ministères du gouvernement du Québec, mais dans la société civile, où des citoyens ordinaires, des pères et mères de familles, transmettent à leurs enfants, envers et contre tous, des coutumes, des valeurs, des principes qu’aucune charte ne saurait résumer sans trahir : cette tradition vivante, inscrite dans le cœur et dans la chair autant que dans l’esprit de milliers de gens simples et bons, restera, nous le craignons, toujours inaccessible à nos spécialistes de l’ingratitude laïque et obligatoire.

Jacques Brassard, Alma

Gary Caldwell, Sainte-Edwidge

Richard Décarie, Montréal

Patrick Dionne, Montréal

Jean Renaud, Québec

La revue de presse du 26 février au 5 mars 2010

http://www.droitsenfant.com/travail_angleterre.htm

Source: http://www.droitsenfant.com/travail_angleterre.htm

Décentrer le discours publie, tous les vendredis, une revue de Presse des articles qui ont attiré l’attention du blogueur sur la toile. Ainsi, vous pourrez lire des articles que vous n’avez pas eu le temps de consulter durant la semaine. Je vous invite à publier vos commentaires sur l’article de votre choix, la tribune est libre pour tout propos sensé!

Le vendredi 5 mars 2010

Les libéraux ne feront pas tomber Harper

Duceppe voit dans le budget la preuve «que le fédéralisme n’est pas rentable pour le Québec»

La Presse canadienne 5 mars 2010 Canada

http://www.ledevoir.com/politique/canada/284366/les-liberaux-ne-feront-pas-tomber-harper?utm_source=infolettre-2010-03-05&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Le jeudi 4 mars 2010

Québec va clarifier la question du niqab

Robert Dutrisac 4 mars 2010 Éthique et religion
http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/284278/quebec-va-clarifier-la-question-du-niqab

Budget 2010

Purge à l’interne

Rémi Nadeau 04/03/2010 16h34
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/politique/federale/archives/2010/03/20100304-163409.html

Le mercredi 3 mars 2010

Le PQ veut interdire le niqab à l’école

Publié le 03 mars 2010 à 05h00 | Mis à jour le 03 mars 2010 à 13h25

Tommy Chouinard La Presse

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/02/01-4256822-le-pq-veut-interdire-le-niqab-a-lecole.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

Le mardi 2 mars 2010

L’Église d’ici en mutation technologique

Le diocèse de Saint-Jean-Longueuil suit l’exemple du Vatican

Fabien Deglise 2 mars 2010 Éthique et religion

http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/284161/l-eglise-d-ici-en-mutation-technologique?utm_source=liste-complete&utm_medium=email&utm_content=infolettre-du%282010-03-02%29&utm_campaign=infolettre%2Bquotidienne

Le lundi 1ier mars 2010

Réseau de proxénètes à Longueuil: la police à la recherche de victimes

Publié le 01 mars 2010 à 10h06 | Mis à jour le 01 mars 2010 à 15h54
Émilie Côté La Presse

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201003/01/01-4256323-reseau-de-proxenetes-a-longueuil-la-police-a-la-recherche-de-victimes.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

Le samedi 27 février 2010

Vers un budget «lucide»?

Le Québec tourne en rond: une impression renforcée par les récentes sorties de Lucien Bouchard

Antoine Robitaille 27 février 2010 Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/284043/vers-un-budget-lucide

Éric Lanthier est l'invité du Mouvement pour un Nouveau Québec

Venez l’entendre!

Éric Lanthier

Source:http://www.flickr.com/photos/ericlanthier/4059185972/

Date: Samedi, 6 mars 2010

Heure: 9:00 – 17:00

Lieu : École secondaire Les Compagnons de Cartier, Local A-112 (entrez par la porte #1)

Adresse: 3643 avenue des Compagnons, Québec (Ste-Foy)

La droite religieuse, alliée ou ennemie ?

La plupart des factions de la droite québécoise se reconnaît dans le défi quotidien de la défense des libertés économiques et individuelles. Cependant, un courant de cette droite est souvent pointé du doigt comme faisant bande à part du reste du mouvement. La droite religieuse est accusée de vouloir restreindre les libertés économiques et individuelles. Mais qu’en est-il vraiment? Le fait de l’isoler nous prive-t-il d’une précieuse alliée? L’accueillir est-il l’équivalent d’accepter la présence d’un loup dans la bergerie?

Éric Lanthier, pasteur évangélique, est un grand défenseur des libertés religieuses et civiques. Il s’est impliqué au sein de l’Alliance Canadienne et de l’ADQ. Vice-président de la Coalition pour la Liberté en Éducation (CLÉ), il sera présent au colloque sur l’avenir de la droite au Québec pour nous parler de sa vision de la place que doit prendre les mouvements chrétiens dans la lutte pour la défense des libertés.

http://www.ericlanthier.net/

SOURCE ET INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES DISPONIBLES SUR : http://www.nouveauquebec.com/2010/02/colloque-sur-lavenir-de-la-droite-au-quebec-ville-de-quebec/

Dynamiser le milieu scolaire québécois, réalité d'une volonté politique

Source : http://www.1-20media.coop/projets/686_19876584671249072762.jpg

Source: http://www.1-20media.coop/projets/686_19876584671249072762.jpg

Le faible taux de participation aux élections des commissaires démontre que le concept actuel ne répond ni aux besoins des enfants, ni à ceux des parents.

Cure minceur

Pour être efficace et pour contrer le décrochage scolaire, le ministère de l’éducation a intérêt à réduire les pouvoirs Étatiques. C’est la seule avenue réaliste et réalisable. Pour y arriver judicieusement, le ministère a intérêt à dynamiser l’autorité des parents en milieu scolaire.

Rôle des parents : choisir

Pour avoir dirigé une école pendant quatre ans, il est clair que les parents ne peuvent pas se mêler de chacun des détails reliés à la gestion d’une école. Par contre, les parents doivent être ceux qui :
• votent de l’orientation de l’école;
• approuvent le projet éducatif;
• se prononcent sur une liste de cours au choix.

En ce qui concerne ce dernier point, le ministère de l’éducation, du loisir et du sport (mels) se doit de retirer l’obligation aux enfants de suivre le cours d’ÉCR; ce qui libérera de l’espace à l’horaire. C’est à partir de cette espace que la direction de l’école doit présenter une grille horaire qui serait approuvée ou amendée par l’Assemblée générale des parents selon les besoins de la clientèle.

Implication décisionnelle

L’implication décisionnelle favorise la participation, la connaissance du milieu et de la clientèle. Le modèle actuel basé sur le concept de commissions scolaires et de commissaires ne favorise pas autant de latitude. Par exemple, si une école veut prendre le temps qui est consacrée à ÉCR pour augmenter le nombre de périodes en éducation physique à la première secondaire, le nombre de période de français à la deuxième secondaire, ce serait aux parents de se prononcer. Il pourrait être aisément envisageable de voir le nombre de période d’histoire et de mathématique augmenter à la quatrième secondaire pour mieux préparer les élèves aux examens du ministère. Les choix correspondraient alors aux besoins. Ce qui est clair, c’est que l’implication décisionnelle dynamise définitivement la participation des parents à la vie de l’école.

Abolition progressive des commissions scolaires

Pour permettre une intégration efficace de la structure scolaire, il est nécessaire d’abolir progressivement les commissions scolaires. Avec la technologie actuelle (internet, téléphones intelligents, webcam et tout le tralala), nous n’avons plus besoin des commissions scolaires. Avec l’ajout de ressources, les directions régionales du mels actuellement en fonction pourraient assumer une bonne partie du rôle qu’exercent les commissions scolaires. Cette nouvelle dynamique permettrait d’ajouter plus de ressources sur le terrain.

Séparer la pédagogie et la convention collective

Les enseignants ont besoin continuellement d’être mis à jour quant aux nouvelles approches pour avoir un impact déterminant sur les enfants. Pour ce faire, je propose que les syndicats s’occupent des conventions collectives donc tout ce qui touche les congés, les salaires, les conditions de travail mais pas de pédagogie. La pédagogie et l’éthique de travail devraient incomber à la corporation professionnelle des enseignants. Cette corporation pourrait avoir l’autorité de retirer temporairement ou de façon permanente le brevet d’un enseignant incompétent ou moralement inapte à ce poste. La corporation aurait néanmoins comme premier mandat d’assurer une qualité pédagogique chez tous les enseignants, établir les normes et les standards appropriés à chaque niveau d’enseignement.

Volonté politique

De leurs propres aveux, les politiciens sont plus préoccupés par les sondages qu’à bien servir la population. C’est pourquoi, la volonté politique viendra quand la population aura persévéré_ à contacter par téléphone leur député pour faire circuler l’idée là où les décisions se prennent. Ne sous-estimons pas l’impact d’un appel téléphonique. Chaque appel compte parce qu’il mobilise le personnel politique. Plus les parents vont appeler, plus l’appareil politique sera au service du citoyen. Ainsi, si chaque citoyen prenait la peine d’appeler leur député, croyez-moi que les choses bougeraient. Le problème est que trop de gens se laissent inutilement intimider. La volonté politique passe donc par le coup de pouce du citoyen.

Répondre aux besoins

Pour répondre aux besoins des enfants, l’école doit être dynamique et muni des meilleures ressources disponibles. Pour ce faire, nous devons réduire les dépenses inutiles et couper dans les structures. Ces économies d’échelle permettront alors aux élèves de jouir de plus de ressources. En enlevant l’obligation de donner le cours ÉCR aux élèves de la première année du primaire jusqu’à la cinquième année du secondaire, l’école jouirait d’une marge de manœuvre supplémentaire, permettant ainsi aux parents de s’impliquer davantage dans les choix de cours optionnels. Bref, réduire la bureaucratie et les tentacules de l’État permettent aux élèves de recevoir davantage d’encadrement, quel privilège!

Question du jour

Croyez-vous que les structures en milieu scolaire devraient être simplifiées pour favoriser l’implication des parents?

Éric Lanthier, M. Éd.

Ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation (1)

1. Les propos parus dans ce présent billet ne représente en aucun cas le Conseil supérieur de l’Éducation, ni de son personnel.

Pauline Marois capitalise sur l'amnésie des Québécois

http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2007/10/20/pq-citizenship.html

Source: http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2007/10/20/pq-citizenship.html

Lors de son passage à “Tout le monde en parle”, la grande messe du dimanche soir, Pauline Marois a fait un plaidoyer en faveur du crucifix à l’Assemblée Nationale du Québec. Lui a-t-on conseillé de charmer les théistes chrétiens? Possible, mais est-ce de la poudre aux yeux ou un élan du cœur?

Le contexte

Avant d’évaluer les motifs de Pauline Marois, j’aimerais replacer le contexte des dernières semaines. Cela nous permettra de mieux cerner dans quel contexte elle croit, comme Jean Charest, à la présence du crucifix à l’Assemblée nationale. Le tout a commencé par le dépôt du rapport Quérin. En affirmant que le cours d’ÉCR endoctrine les enfants dans le multiculturalisme, Joëlle Quérin a réussi à ragaillardir le débat sur la place de ce cours (1). Son influence a eu un effet tel, que Pierre Curzi proposait de retirer ce cours du curriculum. Suite à cette sortie, Pauline Marois a tapé sur les doigts de son critique en matière d’éducation. Ces interventions ont inspiré plusieurs journalistes et blogueurs à faire le point sur ce cours et par le fait même, sur l’identité québécoise. On peut dire que Joëlle Quérin était au bon endroit, au bon moment.

Surprise ou stratégie

Malgré qu’elle aie exprimé des réserves quant à l’abolition du cours d’Éthique et culture religieuse et malgré qu’elle aie été l’instigatrice de la déconfessionnalisation du système scolaire, Pauline Marois semble développer une sympathie pour le crucifix à l’Assemblée nationale. C’est ce qu’elle a révélé à “Tout le monde en parle”, le 21 février dernier (2). La question que l’on doit se poser est la suivante :

« Peut-on croire que Pauline Marois tient tant à notre patrimoine religieux? »

Se poser la question c’est y répondre, spécialement, si le passé est garant de l’avenir!

Sérieux doutes basés sur des faits

J’ai de sérieux doutes quant à la sincérité de Pauline Marois en matière de reconnaissance des libertés religieuses des Québécois. Si c’était le cas, pourquoi n’a-t-elle pas empêché François Legault de déconfessionnaliser les écoles publiques (3)? Pourquoi n’a-t-elle pas plaidé contre l’amendement de l’article 41 de la charte des droits et libertés, soustrayant des pouvoirs aux parents en milieu scolaire (4)? Pourquoi est-elle prête à reconnaître les droits confessionnels des Amérindiens au Québec mais pas ceux des citoyens de la nation Québécoise (5) ? Pourquoi ne dénonce-t-elle pas le fait que le MLQ poursuit le maire Tremblay de Saguenay pour avoir agit de manière criminelle en priant avant une rencontre du conseil de ville (6)? Pourquoi ne décrit-elle pas que l’école n’aura plus à obliger les élèves d’être en congé à Noël, à Pâque et à l’Action de grâce (7)? Son intérêt pour le crucifix me semble être une stratégie de communication pour récupérer les nationalistes et les indépendantistes déçus de l’intransigeance péquiste envers l’affirmation de notre patrimoine en milieu scolaire et sur la place publique. Cette sortie est stratégiquement intéressante mais somme toute, peu convaincante. Lorsque la chef du PQ affirmera haut et fort que son parti va reconnaître les droits confessionnels des Québécois, elle aura la crédibilité de porter le message identitaire. À défaut, être Québécois, c’est d’être réduit à un territoire, parler la langue française et autoriser la présence d’un crucifix. Or, être Québécois, c’est ça et bien plus que ça… Être Québécois c’est être fier de son histoire, de son passé, des traditions et du courage de nos prédécesseurs.

Être indépendant sans pouvoir civique

Le flambeau identitaire passe définitivement par la liberté de choisir. Avant de choisir si nous voulons former un pays, nous devons être en mesure de pouvoir être autorisé à faire des choix en tant que parent et citoyen. Au Québec, nous avons besoins de politiciens qui vont promouvoir :

  • le droit des parents de choisir une école selon leur vision du monde
  • le droit d’exemption au cours d’ÉCR
  • l’émergence de consultations populaires sur des enjeux sociaux

À moins d’obtenir ces droits, à titre de citoyen, ça ne vaut pas la peine de s’exclure et de s’isoler sur nous-mêmes pour vivre dans un pays à l’image du Mouvement laïque québécois (8).

Question du jour?

Croyez-vous que le plaidoyer de Pauline Marois en faveur du crucifix est un pas vers la reconnaissance de notre patrimoine chrétien?

Éric Lanthier, M. Éd.

Le blogueur!

1. http://irq.qc.ca/storage/etudes/IRQ_Etude_ECR.pdf

2. Journal Métro, le lundi 22 février 2010, page 3 :

« Ce crucifie fait partie de notre patrimoine historique, on ne doit pas renoncer à notre histoire pour être complètement neutre. »

3. http://www.assnat.qc.ca/Indexweb/Recherche.aspx?cat=ex&Session=jd36l1se&Section=projlois&Requete=6947-53&Hier=118%20-%20Loi%20modifiant%20diverses%20dispositions%20l%E9gislatives%20dans%20le%20secteur%20de%20l%27%E9ducation%20concernant%20la%20confessionnalit%E9_Adoption_6947-53
4. Énoncé original (1982)
« Les parents (…) ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi. »

Modification apportée par la loi 95 (Juin 2005)
« Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci. »

5. Lois sur les Indiens chapitre 1 à 5, article 120-121 : http://lois.justice.gc.ca/PDF/Loi/I/I-5.pdf ou http://lois.justice.gc.ca/fr/I-5/TexteComplet.html

6. http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/le-quotidien-du-jour/201002/24/01-954730-proces-de-la-priere-jean-tremblay-veut-gagner-son-ciel.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=envoyer_cbp
7. En amendant l’article 19 du régime pédagogique, l’école québécoise ne sera plus tenue de respecter les congés de Noel, de Pâques et de l’Action de grâce : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//I_13_3/I13_3R8.htm

http://www.ericlanthier.net/education/modification-du-calendrier-scolaire-un-autre-pas-vers-la-dechristianisation-du-quebec

8. http://www.mlq.qc.ca/interventions-militantes/priere-municipale/appel-02-2009/

Anecdotes écolo-burlesques

http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/b/Brasj.htm

Jacques Brassard - Source: http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/b/Brasj.htm

NDLR: Tous les lundis, maintenant, je publie l’article hebdomadaire de Jacques Brassard, en guise de solidarité. Je vous invite à émettre vos commentaires directement sur son blogue:

http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/02/anecdotes-ecolo-burlesques.html

«DANSER POUR LE CLIMAT»

La première anecdote, vraiment drolatique, a eu lieu le 6 février dernier. Ce sont les présentateurs météo du Québec qui ont organisé cet évènement chorégraphique dans le but « de réclamer un virage vert»!! Ce fut donc une sorte de cérémonie païenne pour s’apitoyer sur le sort de Gaïa, la Mère-Nature, maltraitée par les humains malveillants. Il y avait beaucoup d’enfants puisqu’il convient de les endoctriner dès le plus jeune âge. Si vous voulez voir tout le grotesque moutonnier d’une telle saynète, visitez « dansefortheclimat.org ». Hallucinant!

Ce petit ballet burlesque nous confirme une chose, c’est que les présentateurs météo du Québec (en fait, ce sont surtout des présentatrices, puisqu’il n’y a qu’un seul homme qui fait ce travail : il est à Radio-Canada et il a l’air de trouver cela ennuyeux …comme la pluie), sont de fervents propagandistes du réchauffisme, cette idéologie dont le dogme central cible les émissions de CO2 résultant des activités humaines comme étant la cause du réchauffement. Quasi quotidiennement, elles (et il) insèrent dans leurs bulletins météo des petites phrases réchauffistes. Manifestement, elles adhèrent toutes à la grille d’analyse suivante : les évènements de températures élevées (records de chaleur, ouragans tropicaux) sont des manifestations du réchauffement climatique (il s’agit de climat), alors que les évènements de basses températures (records de froid, tempêtes de neige ) sont de simples phénomènes météorologiques ( c’est de la météo ). Vous voyez, ce n’est pas compliqué : il fait chaud, c’est le climat qui se réchauffe; il fait froid, c’est la météo qui varie.

Voilà pourquoi nos présentatrices endoctrineuses n’on pas jugé utile, par exemple, de nous informer qu’aux États-Unis, en octobre dernier, le nombre de records absolus de froid fut…de 793! Parce que ça ne signifie rien, ce ne sont que des soubresauts de la météo. Le climat, lui, continue de se réchauffer…même si tout s’est arrêté depuis 15 ans. Et quoi de mieux qu’une chorégraphie festive pour le rappeler au Bon Peuple à la mémoire si courte!

Il serait pourtant hautement préférable de faire penser les enfants plutôt que de les faire danser. Et les présentatrices météo du Québec, de même d’ailleurs que toute l’équipe de Météo Média, devraient aussi cesser de giguer pour le climat et procéder à un recyclage intensif de leurs connaissances en matière de science climatique. Elles pourraient alors apprendre que la crédibilité du GIEC est en train de s’effilocher et que la théorie du réchauffement anthropique ne tient encore debout que grâce au soutien machinal de la classe politico-médiatique occidentale.

VAUDEVILLE DANS LA VIEILLE CAPITALE

C’est sans doute le Gouvernement du Québec qui illustre le mieux, ces temps-ci, grâce à son règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules, cette adhésion irréfléchie, dévote et, disons-le, ridicule, de la classe politique au réchauffisme.

Mme Beauchamp et M. Charest, tellement désireux d’être encensés par les Prélats Verts d’Équiterre et de Greenpeace, ont mis récemment en vigueur un règlement comportant des normes équivalentes à celles de la Californie en matière d’émissions de GES des véhicules légers. Il faut vraiment être d’une vanité ostentatoire et d’une fatuité incommensurable pour s’imaginer qu’avec 2% du parc automobile nord-américain, le Gouvernement du Québec est en position de dicter aux constructeurs d’autos du monde entier des normes différentes et plus sévères en matière d’émissions de GES.

Mais là où le côté burlesque de la scène ressort davantage, c’est lorsqu’on apprend que la Californie, ce modèle verdoyant indépassable, s’apprête à reculer (il pourrait même y avoir un référendum) et que le Gouvernement américain, de son côté, juge pour le moins inopportun, en pleine crise économique, de resserrer les normes. D’ailleurs, il est plus que probable que le Congrès, pour la même raison, repousse à plus tard (peut-être aux calendes grecques) l’adoption de la loi sur les changements climatiques. Et pendant ce temps-là, Mme Beauchamp, mousquetaire casse-cou du réchauffisme, pourchasse, toute seule sur le champ de bataille, le diabolique CO2. C’est à fois gênant et hilarant.

Quand on observe la s cène politique occidentale, on constate que les Chefs de gouvernement et tous les Ministres de l’environnement sont devenus des automates avec, implanté dans le cerveau, un logiciel contenant le catéchisme du GIEC. Il suffit de prononcer certains mots déclencheurs ( CO2, réchauffement, ours polaire, fonte des glaces, catastrophe ) et, aussitôt, les articles du credo réchauffiste sont ânonnés : l’être humain est malfaisant, il émet du CO2; il est responsable du réchauffement de la Planète; il faut réduire nos émissions de GES; l’humanité court au désastre planétaire; le pétrole est une matière maudite…Bref, pratiquement tous nos politiciens, en Occident, sont devenus, en matière de climat, des automates rabâcheurs.

Par conséquent, toute réflexion est absente chez ces êtres robotisés. Leur dogme se désarticule et ils continuent de se comporter comme des «poupées-parlantes». Plutôt navrant! Pourtant, les preuves s’accumulent démontrant la fausseté de la théorie du réchauffement anthropique.

Nous savions déjà depuis plusieurs années, par des études paléo climatiques, que ce n’était pas les variations du taux de CO2 qui provoquaient les hausses de températures, mais l’inverse. Les températures augmentaient d’abord et, beaucoup plus tard, le niveau de CO2 augmentait. Et nous savons maintenant, depuis le climategate, qu’un groupe de scientifiques, réchauffistes trop fervents, s’est livré à des manipulations de données climatiques afin de masquer l’Optimum Médiéval, une période beaucoup plus chaude que maintenant se situant entre le XIe siècle et le XIVe, et cela en dépit de niveaux de CO2 nettement plus bas que de non jours.

Nous savons également que le réchauffement s’est arrêté depuis 15 ans. Même si le taux de CO2 continue d’augmenter. Et le Professeur Phil Jones, celui-là même qui a en quelque sorte coordonné le traficotage des données, l’a récemment reconnu.

Et nous savons enfin que les modèles climatiques, dont on soutire des prédictions de températures pour tout le siècle en cours, sont faux. Tout simplement parce qu’ils attribuent au CO2 une fonction et un rôle exorbitants et abusifs.

Comment ne pas être atterré de voir que, malgré cet effondrement du dogme réchauffiste, les hommes et les femmes politiques de tous les horizons continuent à dégoiser mécaniquement les inepties et les lieux communs d’une science dévoyée? On les croirait sous hypnose, incapables de s’extirper d’un monde virtuel fait de faux-semblants et de fictions.

Le Gouvernement du Québec, sous la houlette de Jean Charest et de Line Beauchamp (des obsédés du carbone), en est une illustration exemplaire. Le règlement sur les émissions des gaz à effet de serre des véhicules légers qu’il a adopté récemment, est non seulement du «pétage de bretelles» prétentieux autant que ridicule, mais c’est aussi un attirail de contraintes inutiles puisque le tout repose sur des postulats qui sont maintenant reconnus –par des scientifiques n’ayant pas basculé dans l’idéologie– comme faux : le CO2 n’est pas un polluant ( c’est au contraire un gaz utile) et, surtout, il n’est pas le facteur déterminant des changements climatiques.

Quand donc nos politiciens vont-ils, en matière de climat, se sortir de la torpeur hypnotique qui les fait se comporter comme des automates-perroquets ? Quand vont-ils simplement se réveiller et reconnaître qu’une réflexion s’impose sur l’état de la science climatique avant de s’enfoncer davantage dans l’univers écolo-totalitaire des quotas, des contraintes, des règlements, des interdits, des taxes, des amendes et…de la décroissance économique? Est-il trop tard? Sont-ils devenus irrémédiablement des zombis réchauffistes?

Jacques Brassard