CONFESSIONALITÉ À L'ÉCOLE

Pour être pleinement démocratique

Considérant que l’implication des parents en milieu scolaire passe inévitablement par un pouvoir significatif, le ministre de l’éducation, doit pouvoir permettre aux parents de mettre de l’avant tout projet favorisant l’émancipation de leur enfant.  En démocratie, le gouvernement devrait donner le pouvoir aux parents, d’amener à terme, là où le nombre le justifie, un projet correspondant à la fois à leurs valeurs, leurs convictions et aux besoins de l’enfant; qu’il soit : sport étude, arts-étude, musique-étude, danses-études, sciences-études ou confessionnel.

Puisque moins de 30 écoles seraient confessionnelles, les attentes du mouvement laïc seraient rencontrées à 99%.   De plus, puisque le financement scolaire est réparti en fonction du nombre d’élèves, ce modèle ne coûterait pas un sous de plus aux contribuables.

Financement scolaire

À cet effet, le financement doit suivre l’enfant.  En envoyant directement le financement à l’école plutôt qu’aux commissions scolaires, l’État favoriserait l’implication des parents.  Les parents deviendraient les véritables actionnaires de leur école.  Les commissions scolaires seraient donc au service des écoles et les écoles au service de la communauté scolaire.

Le mythe de la ghettoïsation : pure machination

La formation des ghettos demeure un mythe puisque le problème numéro un des écoles à projet particulier a toujours été le transport.  Ces communautés scolaires réunissent des familles de quartiers, de milieux et de niveau social différents.  L’assimilation à une culture commune nationale ne démontre aucune ouverture.  Cette vision réductionniste finie davantage par évacuer le pouvoir des parents en milieu scolaire. C’est dans la diversité qu’un peuple émerge et se démarque.

S’inspirer des Amérindiens

Au Canada, la nation amérindienne jouit d’un tel privilège.  Les Amérindiens ont droit, selon la loi[1] d’ouvrir une école confessionnelle subventionnée, offrir un programme confessionnel, dispenser des cours confessionnels et engager du personnel identifié à une confessionnalité spécifique.  Comme chez les Amérindiens, l’école doit donner aux parents leur juste place dans le système et ce, pour le bien de leurs enfants.

Enseignement religieux

De plus, l’école devrait offrir un seul programme d’enseignement religieux non confessionnel faisant référence à nos racines judéo-chrétiennes et au développement du caractère des jeunes, de la première année du primaire à la cinquième secondaire.  La diversité religieuse, pour fin de culture, devrait être couverte uniquement à la cinquième année du secondaire.

Éric Lanthier, M. Éd.

Ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation


[1] .  Voir articles 120 (1), 120 (2) et 121 :   http://lois.justice.gc.ca/fr/showdoc/cs/I-5/bo-ga:s_114/20091014/fr#anchorbo-ga:s_114

1 commentaire pour Confessionalité à l’école

  • François Allard

    Bravo a M bock coté pour ns avoir entretenu sur une véritable démocratie et Bravo pour l’introduction de ton blog Eric lanthier qui j’espère comme toi amènera le Québec a réfléchir tout haut! f.Allard

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