
École l'Eau-vive: Québec - Source: http://www.ecoleleauvive.com/service-aux-eleves/aide-aux-devoirs.html
La Presse Canadienne nous apprend que les commissions scolaires du Québec entendent faire de la persévérance scolaire la cible de leur action au cours des prochains mois (1).
Tout se joue au début
Pour sa part, l’Institut de la statistique du Québec (2) nous révèle que dès la première année, les parents jouent un rôle primordial dans le processus d’apprentissage et de persévérance scolaire (3). Effectivement, 85% des élèves ont des devoirs tous les jours. Or, ce n’est qu’1% des élèves qui n’en ont jamais (voir autres statistiques en note 4). Qu’ils en aient ou non, les parents s’impliquent.
Le rôle du père dans la persévérance scolaire
De plus (2), lorsque le père s’occupe de la supervision de son enfant, il consacre deux fois plus de temps que la mère, dans 75% des cas. La présence du père et son intérêt accru donne un signal significatif à l’enfant en quête d’apprentissage. Le père joue un rôle important et augmente son influence sur son enfant spécialement si celui-ci fréquente un milieu majoritairement composé de femmes (5). Ce n’est, toutefois, un peut moins du tiers des enfants qui jouissent de ce privilège.
Y a-t-il un lien entre la persévérance des parents et celle des élèves?
Selon l’étude préalablement citée (2) :
« Presque tous les enfants en première année du primaire (99,5 %) sont suivis à la maison par quelqu’un pour la réalisation de leurs travaux scolaires. »
Or, s’il y a tant de décrochage en milieu scolaire au Québec, serait-ce que les parents décrochent après la première année du primaire? Il se peut que le relâchement des parents dans le suivi des élèves joue un rôle sans pour autant en être l’unique cause. Il est important d’ajouter qu’un des problèmes majeurs en milieu scolaire est le manque de vision et de projets éducatifs inspirants, ce qui contribue au relâchement et au décrochage scolaire (6).
Révolution du modèle québécois
Pour sa part, Josée Bouchard, présidente de la FCSQ croit que l’État ne doit pas réduire les budgets mais augmenter les dépenses pour assurer des services de qualité aux élèves et améliorer les conditions des enseignants (1). La seule façon d’y arriver, dans le contexte économique que l’on vit, serait d’abolir les commissions scolaires et de reléguer leurs responsabilités aux directions régionales existantes. Si le tout s’effectue progressivement sur 10 ans, il y a moyen d’aller chercher des économies d’échelle, de dynamiser les projets éducatifs de chaque école, de responsabiliser davantage les directeurs d’écoles et augmenter l’encadrement des élèves sur le terrain. Pour cela, nous avons besoin d’un ministre de l’éducation courageux, prêt à s’attirer les frondes du monde syndical, plus préoccupé par sa convention collective que par la réussite scolaire des enfants.
Question du jour?
Est-ce que le décrochage scolaire débute à la maison, à l’école ou entre les quatre murs du mels?
Éric Lanthier, M. Éd.
Ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation
3. http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf2007/portrait_sept07_fr.pdf
4. Idib : « Les autres (14 %) en ont quelques fois par semaine (11 %) ou quelques fois par mois (autour de 3 %). Rares sont les enfants qui n’en ont jamais (près de 1 %). Les jours où ils ont des travaux scolaires à faire, environ 9 enfants sur 10 y consacrent plus de 15 minutes (88 %), que ce soit à l’école ou à la maison, dont environ la moitié (43 % de tous les enfants), plus de 30 minutes. »
5. GLOVER, Robert-A; Trop gentil pour être heureux : le syndrome du chic type, Petite Bibliothèque Payot.
6. Deblois et Corriveau (1993); La culture de l’école secondaire et le cheminement scolaires des élèves, Québec, CRIRES; cet ouvrage est disponible en composant le 418.656.3856. Je le suggère à tous les agents d’influence. Il nous démontre que la culture peut être influencée par des agents de changement.

Bonjour à tous,
Pour moi même qui travail au prêt des ados, enfants et familles, je peux dire avec assurance, que le décrochage commence à la maison. Les jeunes deviennent ce que les parents sont la majorité du temps. Si les parents sont persévérant, les jeunes le deviendrons. Le rôle des parents au delà de l’éducation, c’est d’être des mentors pour leur enfant. Je regarde un enfant, je peux alors voir ses parents en lui, je regarde des parents, je peux alors voir ce que leurs enfants deviendrons, ou du moins leur influence sur l’enfant.
Il est plus que important que les parents soit très impliqué dans la vie de leur enfant. Que ce soit dans ses études comme dans tout autre chose.
Messieurs les papa, notre rôle est plus qu’important…. longtemps les pères n’ont pas jouer leur rôle qu’ils devaient jouer pour différente raison, mais la il est temps de le faire afin de laisser un héritage important dans la vie de nos enfants.
Lorsque j’étais enfant, mon papa na pas été très présent ce qui ma amener à décrocher de l’école, de mes rêves de jeunesse, de la société et même de la vie. Aujourd’hui je vais bien grâce à Dieu, mais je souffre encore du manque d’implication de mon père dans ma vie. Pourtant j’ai 39 ans et moi même papa et mon père me manque quand même.
Papa debout! ne laisser rien venir prendre le temps que vous devez prendre avec vos enfants. Nous sommes tous occupé, trop occupé, mais est ce que nos occupations valent plus que nos enfants?
Bonne journée