Depuis 1995, le PQ vise à détacher le Québec de son patrimoine, de ses racines et de ses héros. Il propose un État laïque. Je suggère un projet plus près des aspirations des Québécois, c’est pourquoi je milite en faveur d’un État civique.
L’État laïque : un choix pernicieux
Lorsqu’un État se déclare laïque, il peut faire presque ce qu’il veut avec les libertés religieuses. Il peut exiger que toute croyance et toute pratique soit soumise à la Charte des droits et libertés. Cela veut dire que l’opposition au mariage entre conjoint de même sexe ne pourrait plus être dénoncée, débattue ou questionnée ni par les groupes religieux ni par les citoyens. Cela signifierait aussi qu’une Église ne pourrait plus présenter l’exclusivité du salut en Jésus-Christ, sous prétexte qu’aucun être humain ne peut prétendre ou affirmer de telles choses. Certes, on n’en est pas là mais on s’y prépare.
État civique
Un État civique considère à la fois : l’histoire du peuple, la liberté religieuse des individus dans l’espace public, le respect de conscience de ses citoyens et le principe de subsidiarité (1). À moins de force majeure, dans un État civique, le gouvernement ne pourrait pas faire passer une loi qui n’a pas été présentée au peuple lors de la campagne électorale qui l’a amené au pouvoir. Trop souvent, en cours de mandat, le parti au pouvoir fait passer des projets de lois qui n’ont pas été débattus lors des élections. Résultat : le peuple doit faire avec. Si le gouvernement veut à tout prix passer une loi qu’il n’a pas soumise au peuple lors des élections, il doit mettre en place une consultation populaire ou obtenir l’unanimité en chambre. L’État civique doit procéder également à une consultation populaire lorsque vient le temps de modifier la Charte ou la Constitution du pays. Croyez-moi, avec un État civique, le gouvernement en place à intérêt à planifier son plan de match et à le faire connaître aux électeurs.
État civique ou laïque
Un État laïque restreint l’apport du religieux dans la société civile, Il ne l’élimine pas mais le relègue à sa dimension privée. Dans un État civique, le citoyen peut s’exprimer et afficher ses couleurs, dans la mesure que le respect du patrimoine, de la culture et de la conscience sont respectés. Ceci étant dit, un État civique permettrait, conformément aux Chartes des droits et libertés, le droit à l’égalité en matière de confessionnalité scolaire. Ainsi, l’État ne joue pas le rôle de succursale d’une confession religieuse mais permet l’expression du religieux dans l’espace publique, tant que l’ordre, le respect et la liberté de choix sont protégés. Les meilleurs exemples de nations qui manifestent cette ouverture sont : la Belgique, l’Espagne et l’Angleterre.
La foi est-elle privée ou publique?
Certes, la foi est reliée à l’intériorité; cependant, elle aussi communautaire et publique. Il n’y a pas d’opposition entre sa manifestation privée et sa visibilité publique. La foi s’exprime par des rassemblements, des rites, des symboles, des proclamations, de l’enseignement, les arts, des conseils. La foi ne peut pas être reléguée uniquement à sa dimension privée, elle teinte la façon de voir de chaque individu. Ainsi, l’État civique doit permettre à la foi de contribuer au mieux-être de la société civile et non la reléguer à l’intérieur d’un ghetto.
État civique et existence de Dieu
Si Dieu n’existe pas, pourquoi fait-il réagir tant de croyants en l’athéisme? Je n’ai jamais compris pour le Mouvement laïque Québécois s’oppose à la prière dans les lieux publics, si Dieu n’existe pas. Quoiqu’il en soit, l’État civique permettrait aux maires Labeaume de Québec et Tremblay de Saguenay à prier avant les rencontres du Conseil municipal de leur ville respective.
L’État civique responsabilise
Dans un État civique, le citoyen a une tribune dans chaque édifice municipal et tous les parcs. L’État civique favorise l’expression et l’implication du citoyen; il responsabilise également ceux qu’ils élisent.
Mon choix
C’est clair, je ne veux pas d’un pays laïque à la sauce péquiste. Par contre, je dirais : « Oui à un État civique!.. « Pour vivre dans un vrai Québec libre (2)!
Question du jour?
Préférez-vous un État civique ou laïque?
Éric Lanthier, M. Éd.
Le blogueur!
1. http://www.cnrtl.fr/definition/subsidiarit%C3%A9 :
Subsidiarité, subst. fém. Caractère de ce qui est subsidiaire. Le grand pari est désormais d’inventer des méthodes de management qui permettent d’impliquer, de responsabiliser un maximum de gens. C’est un système qui applique le principe de « subsidiarité »: tout échelon supérieur s’interdit de réaliser lui-même ce qu’un échelon inférieur pourrait faire. Il s’agit d’une délégation à l’envers par rapport au système antérieur où le président déléguait ses pouvoirs à la base (Le Monde des affaires, 18 févr. 1989, p. 23, col. 2).
2. Pour un meilleur compréhension du contexte de l’expression, cliquer ici: Vive le Québec libre: Charles de Gaulle


Je ne suis pas d’accord avec vous
Et bien dans ma compréhension les 2 types d’état ne sont pas de même nature. On ne peut toue simplement pas opposé et choisir entre les 2. Un état civique définit qui choisi les lois. Alors qu’un état laïque définit un barème À l’intérieure duquel les décideurs établisse les lois.
Non a l’état laïque parce qu’il tente de diriger en excluent un partie de la vie.
ET non a l’état civique parce qu’il ne change presque rien car aujourd’hui je vote pour un partie et je ne suis déjà pas d’accord avec tout son programme ce serais encore le cas
mais à ce moment il aurais la « permission ».
Je serais plus en faveur d’une possibilité de faire des référendum populaire qui renverse les loi qui ne sont pas approuver par le peuple. Mais avec beaucoup de réticence car je ne croie pas le peuple 100% capable de décidé des lois car ils n’a pas une vue d’ensemble.
Cher Monsieur Monosiet,
J’apprécie votre intervention, elle démontre que vous éprouvez les propos, ce qui est saint. Votre réaction à l’égard de l’État civique semble être en lien avec la génération d’aujourd’hui, qui veut, sans le comprendre, une société laïque; ce qui ne semble pas votre cas. Lorsque la population s’impliquera dans les débats, il y aura plus d’alternatives et des consensus plus judicieux; la société sera ainsi prête à établir, à partir de la base, une société civique.
Les sociétés naissent d’un rêve, c’est pourquoi, nous devons la rêver avant de la bâtir. Prenons par exemple la ville d’Atlantic City. Un jour, un homme voyait sur cette plage un lieu ou les gens des villes pouvaient venir se reposer et jouir de leur congé. Plus de 100 après, c’est toute la région du sud du New Jersey qui est consacré à cette vocation.
Au plaisir de vous lire à nouveau…
Le blogueur!
[...] Non à un État laïc! Oui à un État civique! [...]
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« Ainsi, l’État ne joue pas le rôle de succursale d’une confession religieuse mais permet l’expression du religieux dans l’espace publique, tant que l’ordre, le respect et la liberté de choix sont protégés. Les meilleurs exemples de nations qui manifestent cette ouverture sont : la Belgique, l’Espagne et l’Angleterre. »
À ce que je sache, l’angleterre n’est pas un très bel exemple de ce qui arrive avec la montée islamiste.
Tant qu’à l’Espagne, elle tend à reproduire le modèle de tous les pays occidentaux, à savoir l’endettement de l’État au point d’être mis sous tutelle.
Existe-t-il vraiment une bonne forme de gouvernement « humain », juste et honnête pour le peuple ?